Jeudi, 15 Juin 2006
N'en déplaise aux fans de la première heure et aux détracteurs de G-Unit, Mobb Deep a choisi de rejoindre l'écurie de 50 Cent, pensant ainsi sauvé sa carrière.
Dans le petit monde de la presse musicale, interviewer Mobb Deep est réputé pour être un exercice aussi pénible qu'ennuyeux. La fan qui sommeille en moi aurait bien aimé faire mentir la rumeur mais je me vois malheureusement dans l'obligation de la confirmer. Attablés dans la salle de réunion de G-Unit Records, deux mois avant la sortie de Blood Money, Havoc et Prodigy se prêtent au jeu des questions/réponses avec l'entrain et la vitalité d'un patient en phase post-opératoire. Un sacré décalage avec l'attitude affable et extravertie de leur boss 50 Cent, croisé quelques minutes plus tôt dans les bureaux du label. Un boss pour lequel le duo du Queensbrige semble d'ailleurs vouer une admiration quasi-religieuse. Quand il s'agit de parler musique, les réponses de Prodigy sont sèches et soporifiques, mais lorsqu'on le questionne sur le leader de G-Unit, son discours s'anime enfin: « 50 Cent dirige ses troupes d'une main de fer. Il ne s'arrête jamais, il prépare constamment de nouveaux projets. Vu la fortune qu'il possède, il aurait pu prendre sa retraite mais il continue pourtant à bouillonner d'énergie. Il vient au bureau tous les jours, il est en studio toutes les nuits, il se réveille tôt le matin pour faire des interviews, il n'arrête jamais. En le côtoyant, on a appris que même lorsqu'on est au top, on peut toujours en faire plus.»
Après l'échec de l'album Amerikaz Nightmare en 2004, Mobb Deep s'est vu mettre à la porte de Jive Records. Une semaine plus tard, 50 Cent leur proposait un contrat juteux. Une occasion en or pour un groupe en perte de vitesse depuis quelques années déjà. Stigmatisés par les puristes pour avoir basculé du côté obscur de la Force en pactisant avec l'Empereur du rap commercial, les ténors du 'reality rap' auraient pourtant été bien mal inspirés de refuser un tel pont d'or. C'est d'ailleurs ce qu'Havoc explique avec clairvoyance: « 50 Cent nous a offert deux Porsches et un business deal, c'est-à-dire pas seulement un contrat pour un album mais également un contrat pour un film, un livre, une marque de fringues, un alcool et plus encore. Comment aurait-on pu refuser? » On vous le demande...
Souvenirs - Shook Ones
Par A.C // Photo: Taku.
Best Of Jean Michel Jarre par Sébastien Tellier, Cosmo Vitelli, Turzi, Etienne Jaumet & more
Guide de Baltimore par Phoebe Jean
Brian Jonestown Massacre - Lutte contre l'Arnaque Planétaire
Questions Pour Un DJ - Etienne de Crécy
Questions pour Un DJ - Soul Clap
Citizens! - C'est une Vraie Romance d'Amitié qui Commence
Copyright © 2007-2012 Brain Magazine - Powered by Kolia Franceschi - Designed by Georges&MonBizarre