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En sortant trempé du Bataclan après le 2e soir de The Gossip, je me sens butchy chubby. Supercrasse. Bon certes, j’ai vu un très mauvais concert. The Gossip est un très mauvais groupe constitué d’un Monsieur Moustache qui prend soin de n’utiliser qu’un seul de ses doigts (guitare ou clavier), d’un bassiste échappé de Fishbone sans le bone et d’une batteuse Punky Brewster aussi authentique que les Iroquois d’ Exactitudes. A part quelques gimmicks discoïdes rigolos ( Men In Love), il n’y a pas de chansons ou presque ; tout est lent, tout est lourd. « Ce soir pour vous, ZZ Top reprend Kate Bush ». Heavy heavy cross. Mais tout le monde s’en fout: comme tous les couples France Inter qui peuplent la salle, c’est pas ça que je suis venu voir. Je suis venu pour mon dépucelage dittien.
Elle commence à chanter backstage sur le groove mou de Dimestore Diamond. Juste le temps de se remémorer les 20 fois où tu as entendu « Si elle était pas grosse et lesbienne personne s’intéresserait à ce groupe ». La voix frappe, juste, puissante, bien sûr. Mais on oublie la voix dès qu’on la voit : une Barbapapa avec cape en latex et cheveux rouges. Pas du tout obèse. C’est autre chose. Un seul membre rond qui gigote et retourne la salle, même avec les tâcherons de Status Quo qui jouent derrière. Pas du tout le freak show attendu, l’inverse. Je comprends pas trop pourquoi, mais j’ai envie d’être au creux de ses seins, sous ses bras, et de lécher tout ce qui dégouline. Merci 68, je veux être une grosse lesbienne ce mardi soir. Comme le vendeur de badge/t-shirts à l’entrée, qui se fade tous les concerts et a fini par ressembler à Beth. Je n’écoute plus rien évidemment, je me demande juste où elle va finir la soirée, si elle va se doucher, comment ça fait quand on la touche, si elle est bi un peu ou pas, comment elle jouit. Ne pas oublier de la Googlimager en rentrant. Pendant ce temps, elle joue au ballon, branle un fusil à eau, deepthroate le micro. Catwoman et le Pingouin réunis dans le même corps. C’est fake, elle le sait très bien, mais ça marche : à chacun son petit carnaval perso. Mais pas trop. Les mails du management indiquaient qu’il fallait venir au concert « en maillot de bain ». Personne ne l’a fait. A côté de moi, bras dessus bras dessous, Papa est venu avec Maman parce que Maman aime bien écouter Standing In The Way Of Control le matin avant d’aller au bureau, ça lui donne la pêche. Papa la trouve dégueu, Maman la trouve libre dans sa tête et dans son corps. « T’as vu elle vient de cracher ! ». En rentrant, Papa reposera la question sur le plan à trois, quand même. C’est Maman qui a raison. Cyril 2Real.
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